Les initiatives des Jeunes Agriculteurs de Bourgogne Franche Comté.

Les fêtes de l’agriculture

Les Jeunes Agriculteurs a tous les échelons sont attachés à animer le territoire et à faire la promotion de leur métier. C’est ainsi que, pendant la période estivale, les fêtes de l’agriculture sont organisées sur tout le territoire : les f^tes de l’agriculture cantonale, les fêtes départementales de l’agriculture et la fête régionale de l’agriculture (le 1er week-end de septembre, dans un département différent de la Bourgogne Franche-Comté chaque année).

Pour la plupart des fêtes de l’agriculture, elles sont l’occasion du concours de labour. A propos de la compétition, elle s’inscrit dans le cadre du Championnat de France de labour et se déroule sous forme de qualifications à échelle croissante. Les structures cantonales organisent leur finale cantonale et qualifient un à deux concurrents pour la finale départementale, qui à son tour permet de qualifier le ou les deux meilleurs concurrents pour la finale régionale, à l’issue de laquelle le meilleur candidat obtient son billet pour la Finale Nationale des Labours qui a lieu lors des Terres de Jim. Sur ce championnat, deux catégories existent : le labour à plat et le labour en planches.

Mais au-delà de la compétition, c’est avant tout la fête de l’agriculture : l’occasion de communiquer sur le métier d’agriculteur auprès d’un public nombreux !

Les Halles de Jim

Les Halles de Jim est un marché du terroir JA, au cœur même des Terres de Jim, tenu par les JA des régions volontaires. Chaque région tient un stand de dégustations-vente et animations autour des produits régionaux de son choix. Jeunes Agriculteurs de Bourgogne et de Franche-Comté participent tous les ans aux Halles de Jim avec un stand de vente de produits, et d’animations originales. Transparence et prix justes sont les critères clés de la sélection des produits qui sont présentés.

Le centre de formation Dev’Agri BFC

Le centre de formation de l’association Dev’Agri BFC, en lien avec les Jeunes Agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté, organisent régulièrement des formations pour les jeunes agriculteurs en Bourgogne Franche-Comté.  Découvrez le programme de formation sur la page dédié : offre de formation Dev’Agri BFC

Avenir Formation

Avenir Formation est une formation incontournable dans le monde des responsables agricoles. Il s’agit d’une école de responsable, forte de plus de trente ans d’existence

Se déroulant sur cinq modules de trois jours de novembre à mars, elle permet de maîtriser les enjeux globaux du monde d’agricole d’aujourd’hui.

Avenir Formation est destinée aux jeunes agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté qui souhaitent devenir acteurs de leur avenir. Elle permettra de répondre aux questions nouvelles qui se posent dans un paysage agricole en pleine évolution : comment agir dans un contexte social et économique en mutation? Comment prendre en compte les nouveaux critères concernant le monde rural ? Quels aménagements du territoire en perspective? Quelle place et quelles missions pour l’agriculture aujourd’hui? Comment cela influence mon métier d’agriculteur? Quelles sont les marges de manœuvre, les perspectives?

Découvrez tous les détails de la formation : Plaquette_Avenir_Formation_2018

Au-delà des actions de promotion et de défense du métier, qui ont aussi pour objectif de développer l’installation, de nombreuses actions sont menées par les Jeunes Agriculteurs en Bourgogne Franche-Comté pour favoriser l’installation :

La semaine du Renouvellement des Générations en Agriculture

Organisée en générale la première semaine de février au niveau national, elle se décline en région par des actions différentes chaque année. Elle vise à mettre en lumière l’installation en agriculture en Bourgogne Franche-Comté.

Les forums installation- transmission

De nombreux temps d’échanges sous forme de journées thématiques sont organisés avec ou par les Jeunes Agriculteurs des départements pour informer et sensibiliser à l’installation – transmission :  journée installation, journée “Demain je m’installe”, journée transmission, forums installation-transmission…

De nombreuses actions de promotion des métiers sont réalisées par les Jeunes Agriculteurs en local (dans les cantons) ou en département, en plus de l’événementiel :

Echanges avec les scolaires et étudiants

De nombreuses actions ont lieu en lien avec les établissements scolaires (primaires, collèges, lycées…). Il peut s’agir de jeunes agriculteurs qui se rendent dans des classes de primaires pour leur présenter l’agriculture ou bien qui accueillent des classes de primaires ou de collèges sur leur ferme, ou encore de jeunes qui organisent des cafés-débats dans des lycées à vocation générale pour échanger sur l’agriculture.

Plus de 2000 élèves sont ainsi rencontrés chaque année.

Mois du foncier, Quinzaine de la Transmission, Semaine du Goût, …

De nombreuses semaines sont dédiées nationalement à des causes particulières. Aussi, tous les ans, les Jeunes Agriculteurs organisent des actions en lien avec des événements nationaux.

L’Université d’Hiver Régionale

C’esr un événement majeur du réseau des JA BFC qui fédère l’ensemble de tous les responsables JA de BFC : des élus nationaux aux responsables de canton.

L’Université d’Hiver Régionale aura lieu tous les deux ans, au cœur du mandat, soit un an après les élections. Elle se déroulera en janvier, sur un département différent de BFC tous les ans.

Sur deux jours en semaine, ces journées sont l’occasion unique :

– de se connaitre (faire du réseau) entre JA impliqués de tout BFC

– d’impliquer les cantons dans le réseau : département ou région ou national

– d’améliorer la communication interne entre échelons

– de travailler en réseau

– de créer des liens autour d’une soirée conviviale.

– d’approfondir une thématique au choix

La Rentrée des Présidents

Organisée tous les deux ans en intermittence avec l’Université d’Hiver Régionale, elle regroupe tous les présidents de canton de la région Bourgogne Franche-Comté. Elle a pour objectif de valoriser le travail des présidents, de débattre sur le thème du réseau et de donner des informations sur les rôles et missions des présidents de canton. Un rendez-vous incontournable début février des années électives pour les présidents de canton nouvellement élus !

Contrat éleveurs-céréaliers

Formation structuration de filière

Les bonnes pratiques environnementales des Jeunes Agriculteurs

Les agriculteurs mettent depuis de nombreuses années en œuvre des pratiques agricoles vertueuses sur le territoire (agriculture biologique, agriculture de conservation des sols, prairies permanentes, mise en place d’alternatives au glyphosate, participation à des formations, à des groupes de développements (Dephy, groupe des 30 000, GIEE) etc.).

Pour mettre en lumière quelques-unes de ces bonnes pratiques, 4 agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté se sont prêtés au jeu du portrait. Vous les retrouvez sur cette page, avec l’explication de leurs bonnes pratiques, après les avoir vu sur les arrières de bus de Dijon, Besançon, Auxerre, Nevers et Mâcon.

 

 

Je m’appelle Baptiste Colson, j’ai 27ans, je suis installé en tant qu’exploitant agricole depuis 2013. J’exploite sur la commune de Moloy dans le département de la Côte d’Or. Il y a plusieurs activités sur l’exploitation :  nous avons un élevage de vache laitière de race brune, nous transformons une partie de notre lait dans des locaux adaptés, avec une vente directe de nos produits. Nous avons aussi des cultures telles que le blé, colza, l’orge et le soja.

 

 

Je m’appelle Lucie, j’ai 27 ans et je suis installée en tant que qu’exploitante agricole depuis mai 2015 sur la commune  des Bouchoux dans le Haut Jura. L’exploitation est constituée d’un élevage de vache laitière de race Montbéliarde. Nous faisons aussi de la transformation de produits grâce au lait et de la vente directe de nos produits. Nous vendons des yaourts avec différents goûts et du fromage blanc.

 

 

 

 

Je m’appelle Aurore Paillard, j’ai 28 ans, et je suis installée en temps qu’exploitante agricole depuis avril 2016 sur la commune de Gergy qui se situe dans le département de la Saône et Loire. Mon exploitation est orientée sur des grandes cultures.  Je cultive du blé, orge, colza, soja et maïs.

 

 

 

 

Je m’appelle Cédric Dondaine, j’ai 31 ans, je suis installé en tant qu’exploitant agricole depuis 2010 dans la commune de Provency qui se trouve dans le département de l’Yonne.L’exploitation comporte plusieurs activités : un élevage de vaches allaitantes de race charolaise mais aussi de 2 poulaillers pour des poulets de chairs. En plus de l’élevage, nous cultivons plusieurs céréales : moutarde, blé, orge, maïs, petits pois et de l’avoine.

 

 

 

Nouvelles techniques culturales


Les biocontrôles sont un ensemble de méthodes pour la protection des végétaux reposant soit sur des organismes vivants soit sur l’utilisation de produits naturels dans un milieu naturel.  Ces processus permettent d’équilibrer les populations envahisseurs/agresseurs plutôt que de les supprimer. Il y a quatre catégories d’approche en biocontrôle :

– macro-organismes (insectes, nématodes, acariens) ;

– micro-organismes (virus, bactérie ou champignons) ;

– médiateurs chimiques (phéromones) ;

– substances naturelles (origine animale, végétale ou minérale).

L’implantation d’un couvert végétal sur le sol, en même temps que la culture principale, va permettre plusieurs choses :

  • Recouvrir le sol et donc limiter l’apparition de mauvaises herbes. Par exemple, le trèfle blanc, qui est une plante rampante, va recouvrir le sol et s’étaler sur la parcelle. Ce couvert végétal ne monte pas, il reste à la surface du sol. Il pourra être semé en même temps qu’une plante qui se développe en hauteur et constitue ainsi un paillage vivant qui limite l’utilisation de désherbant.
  • En plus de la culture dite principale, l’implantation de couverts enrichit naturellement le sol, permettant aux plantes de pousser avec force et d’être ainsi plus résistante aux maladies.

 

Il existe plusieurs variétés de végétaux mais toutes ces variétés ne peuvent pas pousser aux mêmes endroits. Chaque variété a ses caractéristiques propres (son besoin en eau, le type de sol, la résistance au froid, et aux maladies). En choisissant une variété dont les caractéristiques sont adaptées aux terres agricoles et au climat de son territoire, on utilisera moins de produits phytosanitaires. L’environnement sera propice à la plante. Elle pourra se développer naturellement, avec des interventions réduites de l’agriculteur.

Le fait d’alterner les cultures sur les parcelles favorise plusieurs choses :

  • La préservation du sol. En effet, le sol contient plusieurs éléments (comme des matières minérales, de l’azote, de l’eau). En changeant d’espèces on favorise le renouvellement des éléments ;
  • Une plus faible pression aux maladies. Les plantes ne sont pas toutes sensibles aux mêmes maladies. En changeant de cultures sur une même parcelle d’une année à l’autre, on limite les foyers de contamination. En termes plus technique, les ravageurs et pathogènes rencontrent davantage de difficultés pour trouver leur espèce hôte. On évite ainsi naturellement les maladies et de fait, on limite l’utilisation de produits phytosanitaires pour protéger des maladies.
  • moins de mauvaises herbes dans les champs : les plantes ne poussant pas toutes au même moment dans l’année, elles rompent le cycle de développement des mauvaises herbes.

En « termes techniques », vous entendrez parler de Biorésistance, de rotation à longue durée ou encore de rotation culturale. 

 

Implication dans le collectif et formations

 

 

Ces collectifs ont été créés à l’initiative d’agriculteurs désireux d’échanger sur leurs pratiques à l’échelle de leurs territoires agricoles pour progresser et  innover. Les groupes s’adaptent en permanence, ils évoluent en réponse aux attentes des agriculteurs mais aussi de la société. Ils sont en effet synonymes de progrès et d’innovation mais aussi de repères techniques et économiques, de conseil indépendant pour favoriser la prise de décision en toute autonomie.

Différentes groupes existent : GEDA (Groupe d’Etude et de Développement Agricole), le réseau DEPHY (a pour finalité d’éprouver, valoriser et déployer les techniques et systèmes agricoles réduisant l’usage des produits phytosanitaires tout en promouvant des techniques économiquement, environnementalement et socialement performantes), le groupe des 30 000 porté par les Jeunes Agriculteurs BFC (groupe d’échange visant à trouver des solutions innovantes pour limiter l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et accompagner la transition vers des systèmes alternatifs), GIEE (Groupement d’Intérêt Economique et Environnemental). Les CUMA aussi permettent de faciliter l’utilisation de matériel agricole de précision.

Le Certiphyto est un certificat qui affirme que la personne ait des connaissances suffisantes pour pouvoir utiliser les produits phytopharmaceutiques. Ce certificat est obligatoire pour les professionnels qui utilisent des produits phytopharmaceutiques, quelque que soit leur statut.

Au-delà de cette formation obligatoire, les agriculteurs suivent de leur plein gré de nombreuses formations visant à utiliser différemment les produits phytopharmaceutiques (limitation des doses, nouvelles techniques culturales…).

 

Entretien des paysages

 

 

Les pratiques agricoles mises en œuvre par les éleveurs ont un impact positif sur les paysages.

 

L’agriculture est à la fois gestionnaire des espaces qui l’abritent mais aussi bénéficiaire de cette biodiversité. Derrière ce terme, se cachent en effet l’abeille et tous les insectes pollinisateurs ; se terrent les micro-organismes du sol qui filtrent et épurent l’eau, l’air et transforment de la matière organique en nutriments pour les plantes. Se trouvent encore les « auxiliaires de cultures » indispensables pour réguler la présence des ravageurs : les carabes mangeurs de limaces, les larves de syrphes consommant des pucerons. Plus globalement, s’y intègrent toutes les chaînes alimentaires qui vont jusqu’aux rapaces, prédateurs des campagnols qui abîment les prairies.

Dans un élevage, la biodiversité s’entretient à trois niveaux : la parcelle ; l’exploitation dans son ensemble où se jouent de nombreuses complémentarités entre les cultures et les surfaces semi-naturelles comme la prairie permanente et la haie et enfin le territoire qui entoure l’exploitation. Si la structure complexe du paysage et une utilisation diversifiée des sols sont essentielles dans le maintien des habitats, le choix des pratiques agricoles jouent un rôle clé.

L’éleveur peut ainsi agir sur les niveaux de fertilisation, le chargement (nombre d’animaux à l’hectare) au pâturage – qui doit être ni trop faible, ni trop fort pour optimiser la diversité floristique – ou encore les pratiques de fauches comme celle dite centrifuge qui consiste à récolter l’herbe à partir du centre de la parcelle pour permettre aux animaux et oiseaux qui nichent dans la prairie d’aller se réfugier dans les bordures pendant l’opération.

 

Energie renouvelable


La méthanisation est une technologie basée sur la dégradation des matières organiques, comme les déjections animales (lisier, fumier), les déchets agro-alimentaires (huiles, graisses…),  les déchets de collectivités (tontes de pelouses, feuilles, …).  La dégradation de ces matières organiques crée du biogaz, qui peut être utilisé pour la production d’électricité et de chaleur, de carburant, ou pour être injecté dans le réseau de gaz naturel après épuration.

Nouvelles technologies

 

Les Outils d’Aides à la Décision sont des outils permettant de mieux raisonner l’application des produits phytopharmaceutique. Ils permettent de guider l’utilisateur vers la décision d’intervenir ou non sur une parcelle en fonction de plusieurs critères comme par exemple les conditions météorologiques.

En combinant les facteurs météorologiques les plus favorables possibles, le produit est plus efficace et les doses sont ainsi limitées. Les outils d’aide à la décision, comme les stations météorologiques, permettent à l’agriculture de trouvé le moment le plus propice de traitement.

Pour optimiser les passages de tracteur dans la parcelle et limiter les recouvrements entre chaque aller – retour, il est possible d’utiliser un auto-guidage assisté par GPS. Au-delà de ces aspects, l’autoguidage permet de se concentrer sur l’outil et non plus sur la conduite, et offre la possibilité de travailler en conditions limitantes (de nuit, en présence de poussière), sans que la qualité du travail ne soit affectée.

D’autres outils que le GPS peuvent être utilisés : par exemple, le drone va permettre de voir si la plante est malade afin de bien cibler les endroits précis du champ qui ont en besoin. Ainsi, les agriculteurs diminuent leurs consommations de produits phytopharmaceutiques.